Rénovation et construction : le Waterfront fait peau neuve

Defi Media

Les barrières sont tombées pour laisser découvrir le nouveau visage du Caudan Waterfront. Les travaux de rénovation et de construction, entrepris par Promotion and Development Mauritius ainsi que Landscope Mauritius début janvier 2018, sont achevés.

Avec des jets d’eau qui jaillissent du sol et un sapin géant avec vue sur mer, l’esplanade est transformée. Les visiteurs sont déjà nombreux à arpenter les lieux. Le tunnel menant au Port-Louis Waterfront est, lui, doté d’un nouveau système d’éclairage. Des structures et des bâtiments flambant neufs, dont le nouvel édifice situé en face de Dias Pier, attire déjà des jeunes en vacances. Quant au Caudan Arts Centre, il a ouvert ses portes le 1er décembre. Mais les travaux ne sont pas encore totalement achevés.

 

Exclusive interview of Naila Hanoomanjee on reopening of Port Louis Waterfront

ION News

Le Port Louis Waterfront fait peau neuve. De prime abord, le gris du béton peut rebuter. Les lignes fluides des allées qui serpentent le long de l’esplanade adoucissent cependant cette première impression. Tout comme les jets d’eau agrémentés de jeux de lumière.

L’esplanade du front de mer s’est défaite, ce vendredi 14 novembre, des partitions qui l’ont cachée des yeux de la ville durant neuf mois. Dévoilant des îlots blancs aux façades ajourées qui attendent leurs locataires et leurs affaires. Des palmiers qui offrent, hélas, peu d’ombre sous le soleil ardent de la capitale. Des bancs qui ressemblent plus à un parcours de skateboard.

Du bois réchauffe quelques sièges répartis ici et là, il agrémente le «Coaster Shed» qui abrite de nouveau cafés et restaurateurs. La même matière se retrouve au plafond du food-court, sur le plancher des coursives à l’étage. Magasins et bureaux s’installeront un peu plus tard. Le cinéma non plus, sous un nouvel exploitant, n’est pas encore prêt.

Tout est fait, explique Naila Hanoomanjee, pour mettre en avant l’atout phare qu’est le front de mer. Le logo du Port Louis Waterfront a d’ailleurs été repensé en ce sens. Si elle se réjouit que le public pourra investir ce nouveau décor, la CEO de Landscope Mauritius reconnaît toutefois que les finitions ne sont pas toutes au point. L’entrepreneur Pad & Co Ltd dispose d’ailleurs d’un an (la «defects liability period») pour remédier aux «manquements» relevés.

Alain Hao Thyn Voon abonde dans le même sens. Le Managing Director de PAD CO était sur le chantier ce vendredi soir, accompagné de son épouse, pour voir ce chantier «pas évident» à gérer. Notamment à cause des travaux de «piling» pour accommoder le prolongement du coaster shed mais aussi parce que l’entreprise est impliqué sur 17 autres sites à travers le pays. Parmi les plus importants : la construction d’une tour de contrôle à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam et la rénovation des sites de compétition des Jeux des îles de l’océan Indien 2019.

Cette première phase, au coût de Rs 280 millions (sans compter les taxes), comprend aussi le réaménagement des deux tunnels souterrains donnant accès à l’esplanade. Les rampes d’accès donnant sur les tunnels ont été recouvertes pour limiter la pénétration d’eau pluviale. Des caméras de surveillance ainsi qu’un système de sonorisation ont été installés, ce qui facilitera l’évacuation – si besoin – du public qui s’y trouvera.

L’Astrolabe devrait, à son tour, se parer de partitions et résonner au son des marteaux et autres machines. Si les rénovations devaient initialement débuter au mois d’octobre, le calendrier a été revu. L’appel d’offres, espère Naila Hanoomanjee, devrait toutefois être lancé rapidement.

Le Grenier continuera, pour l’heure, à faire office de parking. Il devrait toutefois s’inscrire dans un projet de développement culturel auquel le privé sera sans doute associé. A cause du tout. Mais cela sera pour une troisième phase dont le calendrier n’a pas encore été précisé.

Les jets d’eau vont attirer petits et grands

 

Un nouveau design pour un coup de neuf au Port-Louis Waterfront

 

Le bois est un élément central des nouveux bâtiments

 

Ces nouveaux bancs pourraient servir à une compétition de skateboard

Le Port-Louis Waterfront contribue au developpement de la Capitale.

Port-Louis : Le front de mer s’offre un relooking. A lire en page 6 de l’express du Lundi 10 Decembre 2018

Albion et Pointe-aux-Sables en passe de se transformer en zones industrielles

L’express

Devront-ils quitter leurs maisons pour laisser la place aux futures constructions ? Subiront-ils les effets néfastes des projets de développement ? C’est ce que se demandent des habitants de Pointe-aux-Sables et Albion. Ces régions devraient voir l’aménagement d’une usine de fertilisants et d’un «Petroleum Hub», respectivement.

En effet, ces deux régions devraient se transformer en zones industrielles. Au grand dam de certains habitants. Si une petite partie est en faveur des projets qui rehausseront et valoriseront ces lieux, d’autres résidents sont indignés que le choix s’est porté sur ces localités résidentielles. Ils n’hésitent donc pas à brandir pancartes et pétitions ou à organiser des manifestations pacifiques pour faire entendre leur voix…

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, l’a confirmé le 8 novembre, alors qu’il se trouvait au Chantier naval de l’océan Indien. Une jetée pour pétroliers et un terminal de stockage pour le Petroleum Hub seront bientôt construits à Albion.

De quoi, une fois de plus, alerter les habitants d’Albion qui ont déjà déclaré la guerre à ce projet.

Ils s’étaient aussi élevés à maintes reprises contre l’aménagement d’une centrale à charbon par la compagnie CT Power à Pointe-aux-Caves. Ce projet n’a pas abouti, l’État ayant fait marche arrière.

Selon Gervais Manique, qui habite Albion, le Petroleum Hub suscite des craintes. «Quand on voit les reportages dans les pays tels que l’Inde et la Chine, le degré de pollution qui y est causée est apparent. On a peur pour notre île paradisiaque.»

Gervais Manique reconnaît qu’un Petroleum Hub est un atout pour le développement et apportera un soutien financier au pays. Mais il souligne l’autre facette d’une telle initiative :«L’environnement sera perturbé.»

«Quand on voit les reportages dans les pays tels que l’Inde et la Chine, le degré de pollution qui y est causée est apparent. On a peur pour notre île paradisiaque.»

De faire ressortir que lui et les siens sont dans le flou. «Nous entendons dire que des développements se feront mais nous ne voyons rien venir. Nous ne savons si les projets seront en notre faveur. Attendons voir.»

Même réflexion pour Nasser Khobadux. «Quels seront les effets secondaires sur notre région ? Pour le moment, nous l’ignorons. C’est la première fois qu’un tel projet sera mis sur pied.»D’ajouter que les habitants n’ont d’autre choix que de se fier aux suppositions.

Un peu plus loin à Pointe-aux-Sables, les habitants sont aussi aux aguets. Ils craignent pour leur village. Anne-Lise Prosper qui y habite depuis de 30 ans, déclare d’emblée : «Il faisait bon vivre ici. On y respirait l’air frais. Mais maintenant notre région est devenue une poubelle. Les projets qui n’ont pas de place ailleurs, sont envoyés chez nous.»

Ce qui inquiète plusieurs habitants récemment : une usine de fertilisants y sera aménagée par Desbro Trading Ltd. Le Collectif Bien-Être de Pointe-aux-Sables a retenu les services de Veda Baloomoody pour enclencher des procédures en vue de faire stopper les travaux. Toutefois, la compagnie fait, elle, comprendre que l’usine ne nuira pas à l’environnement.

«Il faisait bon vivre ici. On y respirait l’air frais. Mais maintenant notre région est devenue une poubelle. Les projets qui n’ont pas de place ailleurs, sont envoyés chez nous.»

Or, pour Gila Peeroo, porte-parole du collectif, ce projet est un danger potentiel pour les habitants. «Selon nos recherches sur le web, une telle usine devrait être construite à un kilomètre d’une zone résidentielle.» Mais le local qui sera construit se trouve à environ 200 mètres des habitations.

Le collectif a fait circuler une pétition contre ce développement au moment de l’Environment Impact Assessment. «Nous avons même demandé à Landscope Mauritius de ne pas donner à la compagnie le terrain pour cette construction, confie Gila Peeroo. Mais, elle a obtenu le feu vert des autorités et continue ses travaux.»

Anne-Lise Prosper poursuit, elle, que Pointe-aux-Sables est laissée à l’abandon. «Les grands développements ne nous sont pas destinés, ils vont aux autres. Cela nous fait mal.»

Même son de cloche du côté d’autres habitants qui font ressortir que les «belles» initiatives qu’on leur promet, notamment pour la plage de la localité, ne se concrétisent pas. «Nous ne savons pas vers qui nous tourner quand nous faisons face à des problèmes», soutient Will Marianne.

À Albion comme à Pointe-aux-Sables, beaucoup d’habitants espèrent qu’ils n’auront pas à quitter leurs maisons pour laisser la place aux futures constructions.

Naila Hanoomanjee : «Les marchands ambulants d’Ebène seront relogés»

Le Défi Quotidien

Ouf de soulagement pour les marchands ambulants qui opéraient illégalement à la Cybercité d’Ebène. Ils pourront y exercer. Ils seront relogés à proximité du bâtiment d’Emtel à partir du mardi 13 novembre. C’est ce qu’a annoncé Naila Hanoomanjee, Chief Executive Officer (CEO) de Landscope Mauritius, dans une déclaration à Radio Plus ce lundi.

«Nous avons fait bouger 30 à 35 véhicules d’un parking à un autre pour faire de la place aux marchands ambulants pour qu’ils puissent exercer. En temps et lieu, nous les régulariserons», explique Naila Hanoomanjee.

La CEO de Landscope Mauritius indique qu’ils étaient près d’une cinquantaine de marchands ambulants à opérer dans les ruelles d’Ebène, obstruant bien souvent la circulation routière.
Naila Hanoomanjee soutient que ces marchands devront, cependant, être munis d’un permis d’opération en règle avant de commencer leurs opérations.

Les marchands ambulants d’Ébène avaient tenu un rassemblement sur les lieux pour faire part de leur mécontentement le 5 novembre dernier. Ils avaient demandé aux autorités de régulariser leur situation en précisant qu’ils sont disposés à payer pour l’obtention d’un permis d’opération.

CWA : 54 des 125 ex-contractuels signent leur nouveau contrat

Le Défi Quotidien

La lumière au bout du tunnel pour les ex-contractuels de la Central Water Authority (CWA). Du mois pour 54 d’entre eux. Ces derniers vont signer leur nouveau contrat de travail avec Landscope Mauritius ce mardi 13 novembre. Ce, cinq mois après leur grève de la faim de quatre jours au Jardin de la Compagnie. Ils pourront ainsi rester en poste durant deux ans.

En ce qui concerne la réintégration des 71 travailleurs restants, Atma Shanto, leur négociateur syndical, attend toujours que leur contrat soit finalisé.

C’est en juillet 2018 que les 125 ex-contractuels de la CWA avaient entamé une grève de la faim. Ils ont décidé d’y mettre un terme après la mise sur pied d’un comité présidé par Dev Manraj.

Les marchands ambulants de retour à Ebène dès ce mardi

ION News

Ils devaient reprendre leurs activités aujourd’hui. Mais ce n’est que demain, 13 novembre, que les marchands ambulants restaurateurs retourneront à Ebène officiellement. Ils ont soumis aujourd’hui la liste des 50 qui seront autorisés à opérer, certifiée via un affidavit juré en Cour suprême. Liste qui a été constituée après une assemblée tenue le samedi 10.

L’espace qui leur a été alloué servait d’aire de stationnement pour 30 véhicules, qui ont été répartis ailleurs. Le terrain mis à disposition, près du bâtiment d’Emtel et non loin du poste de police, est certes moins grand que prévu, reconnaît Naila Hanoomanjee. Mais les 50 marchands y trouvent leur compte, indique la CEO de Landscope Mauritius. La superficie étant équivalente au marché de Quatre-Bornes, assure-t-elle. Il n’y a toutefois pas provision pour garer leurs deux-roues et quatre-roues.

Les marchands ont tiré au sort leurs étals lors de la réunion d’aujourd’hui, poursuit notre interlocutrice. Ils érigeront une structure temporaire à leurs frais en attendant que les procédures initiées par Landscope Mauritius pour des travaux soient complétées. Ce qui devrait prendre six mois, indique Naila Hanoomanjee. Tous sont détenteurs d’un Food Handler’s Certificate. Il ne leur reste désormais qu’à obtenir leur permis d’opération auprès de la municipalité de Quatre-Bornes.

Ex-contractuels de la CWA : Atma Shanto lance un ultimatum d’une semaine au gouvernement

Le Défi

Le syndicaliste Atma Shanto lance un ultimatum d’une semaine au gouvernement pour se prononcer sur le sort des ex-contractuels de la Central Water Authority (CWA). Passé ce délai, il menace d’avoir recours à des actions syndicales.

« Dans une correspondance adressée au Premier ministre, la Fédération des Travailleurs Unis (FTU) a déploré la situation dans laquelle se trouvent les ex-contractuels de la CWA. Ces derniers ne reçoivent pas leur salaire. Ils n’arrivent pas à régler leurs factures ni leurs prêts bancaires.

« De ce fait, on lance un ultimatum de 8 jours au gouvernement. Si rien n’est fait, nous aurons recours à des actions syndicales. J’espère que le gouvernement écoutera la voix de ces ex-employés qui souffrent énormément », a déclaré Atma Shanto. Il intervenait lors d’une assemblée générale qui s’est tenue, ce jeudi 8 novembre, au siège de la FTU.

Atma Shanto affirme que les contrats des ex-contractuels avec Landscope Mauritius expirent à la fin de ce mois, contrairement à ce qui avait été convenu. Il appelle le gouvernement à respecter ses engagements.

Ebene Regeneration Scheme : Le rapport final soumis à Landscope Mauritius

Le projet de développement d’un «Ebène Urban Regeneration Development Framework» a abouti. Landscope Mauritius, propriétaire des terrains de la cybercité, est en présence du rapport final du consultant. Les recommandations devraient être avalisées lors de la réunion du conseil d’administration prévue le 22 novembre, a indiqué Naila Hanoomanjee, CEO de Landscope Mauritius.

Les propositions reçues sont «valides», soutient cette dernière. Sans toutefois entrer dans les détails. Le trafic routier à Ebène est l’une des questions abordées, précise cependant Hanoomanjee. Ajoutant qu’une zone de stationnement hors site est envisagée. Le problème d’engorgement routier, explique-t-elle, n’étant pas tellement causé par le trafic en ville mais par les véhicules qui y entrent et en sortent surtout aux heures de pointe. Des contacts préliminaires ont déjà été initiés avec les promoteurs locataires de terrains quant aux solutions à l’étude.

Autre point noté à ce chapitre : le passage des bus, très fréquents même hors heures de pointe, selon les relevés effectués. Des discussions sont en cours avec la National Transport Authority sur cette question.

Le plan de régénération urbaine vise, dans l’esprit «live, work, play», à rendre la ville plus agréable à vivre pour les quelque 30 000 personnes qui y travaillent au quotidien. Et plus attractive pour les investisseurs. Avec commerces, services de santé ou encore bibliothèques. Comment ? En favorisant notamment des bâtiments à vocation mixte, la circulation piétonnière, en améliorant la physionomie des rues et l’espace public. Ou encore en définissant les catégories d’utilisation des terrains et les directives devant encadrer la construction de nouveaux bâtiments.

Le projet d’Ebene Car Park, qui pourra accueillir 930 véhicules, est intégré dans l’«Ebène Urban Regeneration Development Framework». Il devrait aider à résoudre le problème de parking sauvage. Celui des marchands ambulants est en passe d’être réglé.

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