Exclusive interview of Naila Hanoomanjee on reopening of Port Louis Waterfront

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Le Port Louis Waterfront fait peau neuve. De prime abord, le gris du béton peut rebuter. Les lignes fluides des allées qui serpentent le long de l’esplanade adoucissent cependant cette première impression. Tout comme les jets d’eau agrémentés de jeux de lumière.

L’esplanade du front de mer s’est défaite, ce vendredi 14 novembre, des partitions qui l’ont cachée des yeux de la ville durant neuf mois. Dévoilant des îlots blancs aux façades ajourées qui attendent leurs locataires et leurs affaires. Des palmiers qui offrent, hélas, peu d’ombre sous le soleil ardent de la capitale. Des bancs qui ressemblent plus à un parcours de skateboard.

Du bois réchauffe quelques sièges répartis ici et là, il agrémente le «Coaster Shed» qui abrite de nouveau cafés et restaurateurs. La même matière se retrouve au plafond du food-court, sur le plancher des coursives à l’étage. Magasins et bureaux s’installeront un peu plus tard. Le cinéma non plus, sous un nouvel exploitant, n’est pas encore prêt.

Tout est fait, explique Naila Hanoomanjee, pour mettre en avant l’atout phare qu’est le front de mer. Le logo du Port Louis Waterfront a d’ailleurs été repensé en ce sens. Si elle se réjouit que le public pourra investir ce nouveau décor, la CEO de Landscope Mauritius reconnaît toutefois que les finitions ne sont pas toutes au point. L’entrepreneur Pad & Co Ltd dispose d’ailleurs d’un an (la «defects liability period») pour remédier aux «manquements» relevés.

Alain Hao Thyn Voon abonde dans le même sens. Le Managing Director de PAD CO était sur le chantier ce vendredi soir, accompagné de son épouse, pour voir ce chantier «pas évident» à gérer. Notamment à cause des travaux de «piling» pour accommoder le prolongement du coaster shed mais aussi parce que l’entreprise est impliqué sur 17 autres sites à travers le pays. Parmi les plus importants : la construction d’une tour de contrôle à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam et la rénovation des sites de compétition des Jeux des îles de l’océan Indien 2019.

Cette première phase, au coût de Rs 280 millions (sans compter les taxes), comprend aussi le réaménagement des deux tunnels souterrains donnant accès à l’esplanade. Les rampes d’accès donnant sur les tunnels ont été recouvertes pour limiter la pénétration d’eau pluviale. Des caméras de surveillance ainsi qu’un système de sonorisation ont été installés, ce qui facilitera l’évacuation – si besoin – du public qui s’y trouvera.

L’Astrolabe devrait, à son tour, se parer de partitions et résonner au son des marteaux et autres machines. Si les rénovations devaient initialement débuter au mois d’octobre, le calendrier a été revu. L’appel d’offres, espère Naila Hanoomanjee, devrait toutefois être lancé rapidement.

Le Grenier continuera, pour l’heure, à faire office de parking. Il devrait toutefois s’inscrire dans un projet de développement culturel auquel le privé sera sans doute associé. A cause du tout. Mais cela sera pour une troisième phase dont le calendrier n’a pas encore été précisé.

Les jets d’eau vont attirer petits et grands

 

Un nouveau design pour un coup de neuf au Port-Louis Waterfront

 

Le bois est un élément central des nouveux bâtiments

 

Ces nouveaux bancs pourraient servir à une compétition de skateboard